J’ai récemment terminé le livre La femme qui fuit écrit par Anaïs Barbeau-Lavalette aux éditions Marchand de feuilles. J’avais vu plusieurs bons commentaires à propos de ce livre et je savais dès le départ que j’allais l’apprécier. Il a d’ailleurs gagné trois prix: le prix des libraires du Québec, le prix Québec-France et le grand prix du livre de Montréal.

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Anaïs n’a pas connu sa grand-mère, Suzanne, mais ne l’aimait pas du tout puisqu’elle a abandonnée sa mère et ne comprenait pas pourquoi. Lorsque Suzanne décède, Anaïs et sa mère doivent aller vider son appartement. Lorsqu’elles sont dans l’appartement, Anaïs trouve un article de journal où elle voir sa grand-mère dans une genre de manifestation. Cela l’intrigue et elle veut maintenant en savoir davantage sur sa vie. Elle décide alors d’engager une détective afin de retracer l’histoire de sa grand-mère qui n’a pas mené une vie comme les autres femmes de l’époque. En effet, Suzanne nait dans les années 20 et fait plusieurs actions tout au long de sa vie qui ne sont pas « conformes » à la vie que mène les autres femmes québécoises. Par exemple, elle abandonne ses deux enfants alors qu’ils ont moins de 3 ans. Ayant abandonné ses deux enfants, elle vit alors une vie plutôt libre, où elle fait un peu n’importe quoi. Elle est postière en Gaspésie pour un temps, peintre à Montréal et à Londres, elle s’en va pour un moment à Harlem, etc. Elle suit son coeur et se déplace au gré de ses sentiments.

Ce que j’ai apprécié

  • L’auteure écrit de façon claire et détaillé l’histoire de sa grand-mère qu’elle n’a pas connue. Elle décrit plusieurs événements de sa vie qui n’étaient pas vécus « normalement », c’est-à-dire conformes aux normes de la société des années 40-50.
  • Le livre est écrit en plusieurs petits chapitres, ce qui fait qu’il n’est pas lourd. Il se lit facilement, même si l’histoire peut nous bouleverser à chaque moment.
  • On apprend beaucoup sur la société des années 40, 50, 60. Pour ma part, je n’ai pas beaucoup de connaissance par rapport à cette époque et j’ai trouvé que l’auteure rendait bien les éléments essentiels qui s’y trouvent. Par exemple, on apprend plusieurs choses sur le Refus global, chose que je ne connaissais que très peu avant de lire le livre.
  • L’histoire part de la naissance de Suzanne jusqu’à aujourd’hui, ce que je trouve très intéressant.
  • Le livre est écrit au « tu », alors c’est comme si Anaïs parlait à sa grand-mère, comme si elle lui racontait une histoire.

Je suis très contente d’avoir lu ce livre québécois. J’essaie d’en lire davantage pour connaitre nos auteurs(es) et de m’imprégner de l’histoire d’ici. Avez-vous lu ce livre? Qu’avez-vous apprécié?