Vous êtes-vous déjà dit des phrases telles que : “Je ne suis pas bonne, je n’y arriverai pas”, “C’est trop gros pour moi, je ne peux pas atteindre cet objectif”, “Je ne mérite pas ma place/mon poste au travail”, etc. ?

Ces phrases qui déroulent dans notre cerveau sont en fait des étiquettes auxquelles on s’identifie un moment donné, probablement lorsque nous sommes plus jeune. À mon avis, ces étiquettes arrivent par exemple lorsque quelqu’un nous a déjà dit ce genre de chose ou encore lorsqu’on échoue un projet. Ce peut être un événement qui est seulement arrivé une fois dans notre vie, mais il nous a tellement marqués qu’on a encore l’impression, des années plus tard, que nous sommes mauvais ou pas fait pour telle chose.

Par exemple, une personne peut avoir fait un exposé oral en anglais lorsqu’elle était au secondaire et l’exposé s’est mal déroulé. Peu importe les raisons, cette personne peut s’être directement identifiée à une étiquette du genre “Je ne suis pas capable de parler en anglais”. À partir de cet événement, elle a toujours cette étiquette dans son cerveau et donc, même à l’âge de 25 ans, elle est encore timide ou stressée de parler en anglais. Mais est-ce vraiment vrai qu’elle n’est pas capable? Peut-être que l’exposé qu’elle a fait s’est mal déroulé, mais pour des raisons tout autres que parce qu’elle ne parlait pas bien la langue. Peut-être que lors de l’exposé, elle était hyper stressée et cela a fait en sorte qu’elle n’a pas eu une bonne note. Toutefois, ce n’est pas nécessairement puisqu’elle n’est pas bonne en anglais.

On s’accole ce genre d’étiquette pendant toutes les années de notre vie et on ne s’en rend pas compte. Moi-même, je me suis toujours dit que je n’étais pas une sportive parce qu’au secondaire j’étais dans les moins bonnes. Est-ce vraiment le cas? Suis-je vraiment mauvaise à TOUS les sports? Non, pas nécessairement. C’est certain que je préfère certains, mais cela ne veut pas dire que je ne suis pas bonne.

Utiliser les étiquettes à notre avantage

Je parle beaucoup du côté négatif des étiquettes. En effet, elles sont souvent présentes pour nous nuire, nous rabaisser et nous décourager. Cependant, je crois qu’on peut utiliser les étiquettes dans un côté plus positif. Je reviens à l’exemple de tout à l’heure. La personne qui s’identifie à l’étiquette “Je ne suis pas bonne en anglais” peut revirer cette étiquette sur l’autre sens. Au lieu de se dire “Je ne suis pas bonne en anglais”, elle pourrait alors se dire une phrase du genre “Je suis capable de parler anglais et je prends tous les moyens pour m’améliorer”. Comme ça, ça encourage beaucoup plus la personne à prendre des cours ou encore à lire en anglais et de s’améliorer.

Dans la vie, nous avons toujours le choix de voir le positif ou le négatif. C’est un peu de cette manière que je vois les étiquettes. On a le choix de s’identifier à des étiquettes négatives ou de les transformer en positif et de s’en servir avantageusement.

Stop labelling yourself, be free instead. The moment you decide not to be this or that, you are free. Free to be curious, to learn and to try new things… free to make your own rules. Drop the stories, the labels and allow yourself to grow and evolve into your best self. -Virginie Duval