Récemment, lorsque j’ai vécu une sortie de zone de confort, j’ai réalisé qu’à chaque fois que je faisais le saut, je vivais toujours 3 principaux sentiments: l’excitement, le découragement et la fierté. Que ce soit une sortie de zone pour lancer un nouveau projet, pour réaliser un changement dans notre vie ou bien pour commencer à vivre un de nos rêves, on passe probablement tous par ces trois sentiments.

3 sentiments

Ces sentiments passent à travers nous et il faut savoir apprécier chacun d’eux. Il faut savoir les apprivoiser et comprendre qu’ils sont là pour une raison: nous faire dépasser nos limites.

1- L’excitement

Au commencement d’un nouveau projet, on se sent très excité. On se sent énervé de le réaliser et ça nous rend heureux. On voit tout en rose et on est convaincu que c’est le plus beau projet qu’on ait eu à l’idée. Comme on dit: tout nouveau, tout beau.

2- Le découragement

Ensuite vient un moment de découragement. On réalise que ce n’est pas aussi facile qu’on le pensait. Plus le projet avance, plus on voit une montagne de choses à faire et d’obstacles à surmonter. Parfois, on a même l’idée d’abandonner. Souvent, c’est au même moment que survient la peur. On a peur de ne pas être à la hauteur, que ça ne fonctionne pas, de ce que les autres vont penser de notre projet. On se questionne à savoir pourquoi on est sortie de notre zone de confort et si ça en valait vraiment la peine! Le découragement et la peur viennent souvent ensemble lorsqu’on fait une sortie de zone. Le découragement fait face à la difficulté du projet et l’inconnu amène le sentiment de peur. On est habitué d’être dans notre routine, mais si on reste toujours dans le confort de celle-ci, nos projets auront de la difficulté à être réalisés.

3- La fierté

Enfin, la fierté vient lorsqu’on a passé à travers les 2 autres. On est fier d’avoir accompli notre projet et d’avoir surmonté nos peurs et notre découragement. On sait qu’on a travaillé fort. C’est le moment le plus beau. On sourit et on flotte dans le bonheur! La fierté de soi nous fait vibrer.

Tranche de vie

Il y a quelques jours, je me suis levée un matin, toute énervée, avec l’idée d’aller faire un parcours d’arbres-en-arbres. J’ai téléphoné à un endroit près de chez nous et j’ai réservé pour la journée même. Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. J’avais déjà vu des images sur Internet, mais sans plus. N’étant pas une fille très sportive, je ne savais pas l’ampleur de la force physique que j’aurais à utiliser durant cette activité. En plus, je n’étais pas chaude à l’idée de faire de la Tyrolienne, même si je trouvais l’activité très épatante dans les vidéos sur YouTube. Bref, ce matin-là je me suis lancée sur un coup de tête.

Lorsque mon copain et moi sommes arrivés au début du parcours, une employée de la place nous a expliqué comment tout fonctionnait et le trajet à faire pour arriver à la fin (où il y a 8 Tyroliennes à faire, dont 4 passant au-dessus d’une rivière). Seulement à savoir que j’allais devoir faire autant de Tyrolienne, je commençais à sentir le stress monter en moi. En commençant le parcours, tout allait bien. Au départ, les modules n’étaient pas trop difficiles physiquement, mais plus j’avançais dans le parcours, plus ma force diminuait. Sur certains modules, on devait travailler avec notre équilibre pour traverser d’un arbre à l’autre. D’autres modules étaient axés plutôt sur la force des bras puisqu’il fallait grimper. Rendus environ au milieu du parcours, nous avions un choix à faire: aller vers la voie facile ou la voie difficile. J’ai pris quelques minutes pour y penser et je ne sais pas comment j’y suis arrivée, mais je me suis convaincue que je devais aller jusqu’au bout et faire la partie plus difficile. Après seulement le premier module de la partie difficile (qui combinait l’équilibre et la force des bras!), j’étais découragée. Je regrettais mon choix, mais je ne pouvais plus reculer, j’avais déjà un bout de fait. J’avais chaud (il devait faire minimum 30 degrés!) et j’avais soif! Finalement, avec toute la force de mon corps, j’ai réussi à passer au travers du parcours.

Rendue à la première des 8 Tyroliennes, qui se trouvait à plusieurs mètres de haut dans un arbre, je me suis rendue compte que ça valait vraiment la peine de m’être rendue jusque là. On avait une vue extraordinaire de la rivière qui brillait, de la cime des arbres et des oiseaux qui volaient près de nous. Toutefois, mon coeur battait de plus en plus vite puisque je savais que j’allais me tirer littéralement dans le vide. À la première Tyrolienne, je me suis donnée un élan sans même penser à ce que je faisais. J’ai eu l’impression qu’elle n’a duré qu’une seconde tellement je me suis sentie bien! C’était un sentiment de gratitude mélangé avec du bonheur. Lorsque je suis arrivée sur la plateforme sur l’arbre de l’autre côté de la rivière, je me suis sentie oh combien heureuse d’avoir accomplie ce beau parcours. Une chance qu’il restait 7 autres tyroliennes, j’avais déjà la piqûre! Je me suis rendue compte, à ce moment, que j’avais eu raison de ne pas me laisser arrêter par ma peur de l’inconnu. À la fin des 8 tyroliennes, je ne pouvais qu’être fière de moi d’être sortie de ma zone de confort.

Bref, je crois qu’il ne faut pas se laisser arrêter par notre zone de confort. Je sais, ça peut être terrifiant d’aller vers l’inconnu. Parfois, ça peut même nous bloquer complètement d’avancer dans un projet. Cependant, il faut garder en tête que tout changement, défi, projet, rêve vient avec l’excitement, le découragement et la fierté. Au début, c’est beau, mais ne nous laissons pas abattre par le découragement qui survient. Apprivoisons la peur de l’inconnu et repoussons nos limites pour pouvoir atteindre le plus beau sentiment: la fierté.

 

 

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